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À PROPOS

La Terre, nous l’avons maltraitée. L’humain s’est lancé dans une course folle à la productivité.
Couper, creuser, forer, réaménager, produire, produire, encore, trop souvent, détruire. 
Je travaille sur nos manières d’habiter la Terre, la fragilité de l’humain et de l’écosystème. Mes œuvres invitent à nous questionner sur nos relations au vivant, qu’elles soient culturelles, intellectuelles, sensorielles, émotionnelles ou biologiques. Elles proposent de prendre le temps de nous y reconnecter.

M’autorisant à explorer différents media, je mets en critique dans l’installation vidéo Wisła la définition du paysage. Celle-ci reflète une philosophie profondément ancrée dans notre société occidentale - nous nous pensons à l’écart du vivant - et a un impact direct sur l’habitabilité de la Terre. 
Dans Consentir à la brisure, série de peinture éphémère sur plexiglas transparent, j’exprime un sentiment de solastalgie, de perte… 
Après avoir exploré nos relations avec le vivant au dehors de nous, dans Microbiote, j’entre dans nos corps pour questionner notre identité profonde : nous sommes des êtres symbiotiques, des écosystèmes traversant des écosystèmes plus vastes.

Mes œuvres jouent d’une complémentarité. Chacune apporte des éléments pour réfléchir, de manière sensible, à notre « condition de vivant pris dans une vulnérabilité mutuelle avec les autres vivants ».*





* Tiré de « Ce mal du pays sans exil, les affects du mauvais temps qui vient. », Baptiste Morizot. Publié dans Critique, Paris, Editions de Minuit, 2019 / 1-2, n°860-861, p. 166-181.

© Marion Chevalier

Artiste Plasticienne

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