MARION CHEVALIER
Paysages-pétales
Projet en cours, depuis 2024.
Série de photographies.
Au fil des saisons, je cueille des fleurs que je trouve sur mon chemin.
Ces fleurs évoquent les espaces que je traverse, majoritairement urbains ou péri-urbains. La plupart d’entre elles poussent spontanément dans les interstices de bitume ou dans les zones laissées à l’abandon. Elles sont les lieux de vie de nombreuses espèces d’insectes, qui viennent s’y loger, s’y nourrir, s’y reproduire. À leur tour, ceux-ci pollinisent, ils assurent la reproduction d’innombrables plantes, la pousse des fruits ou des légumes et donc, la nourriture aux animaux. La présence des fleurs participe ainsi à la persistance de la vie sur Terre, de la biodiversité et à la multiplicité des paysages.
Au fil des saisons, je cueille des fleurs que je trouve sur mon chemin.
Je réalise des compositions qui mêlent des fleurs séchées, de la peinture acrylique et des fragments de gouache. Issus de la série Consentir à la brisure, ils me permettent d’interroger la dégradation de notre relation au vivant, dans nos vies urbanisées et occidentalisées. Ils me permettent d’interroger la disparition des espèces pollinisatrices, et par conséquent, la perte de biodiversité.
Je photographie ensuite ces compositions.
Par transparence, elles dévoilent leurs nuances, formes et couleurs. La photographie permet un changement d’échelle, transforme les compositions pétales-peinture en « paysages », soulignant ainsi l’importance des fleurs pour la persistance de la vie sur Terre.

Photographie, 2024. Pétales, copeaux de gouache et acrylique sur plexiglas transparent.

Photographie, 2024. Pétales, copeaux de gouache et acrylique sur plexiglas transparent.

Photographie, 2024. Pétales, copeaux de gouache et acrylique sur plexiglas transparent.

Photographie, 2024. Pétales, copeaux de gouache et acrylique sur plexiglas transparent.